
En parlant d’horreur… comme je le vois, il y a de nombreuses sortes d’horreur. Il y a l’horreur viscérale et surnaturelle que nous pouvons expérimenter en sécurité en vivant par procuration dans les films, les jeux et les romans. Il y a les horreurs potentielles inhérentes à la recherche de sensations fortes, les mystères de l’inconnu et du grand au-delà… puis il y a la vraie horreur. L’horreur qui s’enfonce profondément dans le fibre même de votre être. L’horreur qui vous change, qui frappe d’une terreur sans rémission à tel point qu’elle plie la nature de votre réalité. Regarder Battlefield Earth évoque toutes ces horreurs et bien d’autres encore. Ce film est un test d’endurance d’une telle affligeante monumentalité qu’il est vraiment au-delà de la plupart des gens de le comprendre pleinement. Il est TERRIFIANT de voir à quel point il est mauvais. Il y a une raison pour laquelle Battlefield Earth figure constamment en tête de nombreuses listes des pires films jamais réalisés. Bien que je ne le mette pas sur ce piédestal particulier, je pense qu’un argument peut être convaincant. Dès les toutes premières minutes, avec des angles de caméra bizarres, des filtres de couleur brouillés et des décharges d’infos insensées, il devient horriblement évident que cela va être un brasier de décharge d’épaves d’une ampleur épique et incomparable. Les minutes apparemment sans fin qui suivent ne feraient que renforcer cette nouvelle réalité. Et voici, enfin, après près de 15 ans d’anticipation sans retenue, je possède enfin une copie. J’ai voulu ce magnifique desastre en Blu-ray depuis les débuts du format, et il n’a fallu qu’un système de studios désespéré menacé d’effondrement au milieu d’une pandémie mondiale pour le rendre réalité. Bonne contrepartie ? Je vous laisse décider. Des fans de cette épopée SF classique ?